Comptable Horeca à Schaerbeek
Schaerbeek a fait quelque chose qu'aucune autre commune bruxelloise n'avait fait aussi nettement : elle a soumis l'exploitation d'un horeca à une autorisation communale préalable, valable cinq ans et incessible, en conditionnant sa délivrance à l'absence d'arriéré fiscal. Le régime est entré en vigueur le 01-10-2025 et sa période transitoire était fixée au 01-10-2026. Pour un exploitant schaerbeekois, ce n'est pas une formalité administrative de plus : c'est le titre sans lequel ni la terrasse ni la dérogation aux heures n'existent.
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Le permis d'exploitation : une échéance, et ce qui en dépend
Le règlement de police du 25-06-2025 interdit d'exploiter un établissement horeca à Schaerbeek sans autorisation écrite préalable du Collège. Les établissements en règle au 01-10-2025 en ont reçu une d'office. Tous les autres devaient régulariser leur situation au plus tard le 01-10-2026 — à défaut, l'amende peut atteindre 500 €, et la commune peut suspendre l'autorisation ou ordonner la fermeture.
Si vous avez ouvert, repris un fonds, changé d'associé actif ou changé de catégorie d'établissement depuis octobre 2025 sans avoir déposé de demande, c'est le premier point à traiter — avant la comptabilité, avant la TVA. Pièces du dossier, arriérés communaux, sanctions : que faire si vous n'êtes pas encore en règle.
Une commune commerçante que les entreprises quittent
Schaerbeek, ce sont 7,9 km² et 16 540 habitants au km² : la densité y est forte, le tissu commercial dense, et l'Institut bruxellois de statistique la décrit comme une commune « à caractère principalement résidentiel » où « l'on trouve certains noyaux commerciaux ». On y compte 9 035 sièges sociaux assujettis à la TVA et 17,7 % d'indépendants parmi les travailleurs, contre 13,2 % en Région : c'est une commune de très petites structures — 66,8 % des établissements comptent un à quatre salariés.
Le chiffre qui devrait retenir l'attention d'un repreneur est ailleurs. Entre 2009 et 2020, la commune a enregistré 506 arrivées d'entreprises pour 806 départs, soit un solde de −17 pour 1 000 entreprises, le deuxième plus faible des dix-neuf communes bruxelloises. L'IBSA en tire une phrase sans détour : « Schaerbeek apparaît comme une commune plutôt peu attractive pour les entreprises. »
Pour un exploitant horeca, cela ne veut pas dire qu'il faut renoncer : cela veut dire que le prix d'un fonds de commerce et la qualité d'un emplacement se vérifient plus sérieusement ici qu'ailleurs. Une reprise se juge sur des comptes réels, un bail lu ligne à ligne et une clientèle constatée — pas sur un chiffre d'affaires annoncé. C'est le premier travail que nous faisons avec un candidat repreneur : voir reprendre ou céder un établissement.
Source : IBSA et Observatoire de la Santé et du Social, « Zoom sur les communes 2024 — Schaerbeek », consulté le 04-09-2026. Le nombre d'établissements horeca par quartier n'est publié dans aucune source officielle librement accessible : nous ne le chiffrons donc pas.
Ce que dit la commune
Les règles ci-dessous sont celles qui touchent directement l'exploitation. Pour chacune, nous indiquons le texte ou la page de la commune dont elle provient, et sa date de consultation.
- Permis d'exploitation horeca obligatoire — et une échéance au 01-10-2026. Depuis le 01-10-2025, il est interdit d'exploiter un établissement horeca à Schaerbeek sans autorisation écrite préalable du Collège. Elle est délivrée pour cinq ans, sous forme de titre incessible, et se redemande à l'ouverture, au renouvellement, à la reprise d'un fonds de commerce, au changement d'exploitant ou d'associé actif et au changement de catégorie. Les établissements en règle au 01-10-2025 en ont reçu une d'office ; tous les autres devaient régulariser leur situation au plus tard le 01-10-2026. Passé cette date : amende administrative jusqu'à 500 €, suspension ou abrogation de l'autorisation, fermeture administrative temporaire ou définitive. Source : Commune de Schaerbeek — règlement de police relatif à l'exploitation d'un établissement HoReCa, conseil communal du 25-06-2025, en vigueur le 01-10-2025 — consulté le 04-09-2026.
- Un arriéré envers la commune bloque l'autorisation. Le règlement en fait une condition d'octroi explicite : « l'apurement de tout arriéré de dettes fiscales et/ou non fiscales vis-à-vis de la Commune conditionne l'obtention de toute autorisation ». Et l'autorisation d'exploitation commande les autres : l'autorisation de terrasse, la dérogation aux heures de fermeture, l'avis pour les boissons fermentées, la patente spiritueux et l'avis jeux de hasard tombent avec elle — « aucune autorisation de terrasse ne sera accordée à un établissement ne possédant pas d'autorisation d'exploitation ». S'y ajoutent deux obligations annuelles qu'on oublie facilement : la remise au Service Commerces de l'attestation de contrôle des extincteurs et de celle des installations électriques. Source : Commune de Schaerbeek — règlement de police HoReCa, articles 3 §3 et suivants, conseil communal du 25-06-2025 — consulté le 04-09-2026.
- Terrasse — 21,23 €/m²/an, mais 73,13 € si elle est fermée. Le règlement-taxe sur l'occupation de la voie publique à des fins commerciales distingue trois régimes : 21,23 €/m²/an pour une terrasse ordinaire, 58,98 €/m²/an lorsque le plancher ou un dispositif n'est pas démonté en hiver, et 73,13 €/m²/an pour une terrasse fermée, c'est-à-dire séparée de la voie publique et abritée des intempéries par des dispositifs fixes ou mobiles. Cotisation minimale : 187,55 €, réduite de moitié si la terrasse est complètement démontée du 1er novembre au 31 mars. Un étalage de marchandises relève d'une grille voisine (21,66 €/m², 60,16 € avec plancher, minimum 191,29 €), et chaque rôtissoire, chevalet, présentoir ou distributeur automatique coûte 98,65 € — le premier chevalet d'un établissement horeca étant, lui, exonéré. Ce sont des taux de base au 01-01-2024, indexés chaque année : le règlement ne publie aucun tableau d'indexation, nous ne reconstituons donc pas le montant 2026. Source : Commune de Schaerbeek — taxe sur l'occupation de la voie publique à des fins commerciales, exercices 2024-2028, conseil communal du 20-12-2023 — consulté le 04-09-2026.
- Extension de terrasse et stationnement — 1 000 € par emplacement, deux au maximum. Un second règlement, distinct et cumulable avec le précédent, taxe les extensions temporaires : 22,35 € par m² d'extension sur le trottoir avec un minimum de 197,46 €, et 1 000 € par emplacement de stationnement occupé, plafonné à deux emplacements. Les extensions ne sont autorisées qu'entre le 1er avril et le 31 octobre et devaient être retirées le 1er novembre. La taxe est indivisible, due par l'exploitant titulaire de l'autorisation, et perçue par voie de rôle — payable dans les deux mois de l'avertissement-extrait de rôle. La demande, elle, tient en un e-mail au service Commerces avec le numéro d'entreprise, le nombre d'emplacements souhaités et une photo. Source : Commune de Schaerbeek — taxe sur l'extension des terrasses et les terrasses sur emplacement de stationnement, exercice 2026, conseil communal du 11-02-2026 — consulté le 04-09-2026.
- Frais de dossier — 360 €, et non plus 300 €. Le règlement-redevances en vigueur depuis le 01-04-2026 porte à 360 € l'ouverture, la réouverture ou la reprise d'un débit de boissons, d'un restaurant ou d'un cercle privé, à 360 € la dérogation aux heures d'ouverture, et à 60 € le dossier d'étalage ou de placement de tables et chaises sur la voie publique. Le permis d'environnement suit la même hausse : 250 € en déclaration de classe 3 comme en classe 2, 750 € en classe 1B et 1 500 € en classe 1A ; une exploitation régularisée sans permis coûte 1 000 € sur procès-verbal. À noter : la page communale consacrée au permis d'exploitation annonçait encore 300 € au moment de notre consultation, en renvoyant à la version précédente du règlement. Budgétez le montant du texte en vigueur. Source : Commune de Schaerbeek — règlement-redevances, conseil communal du 25-03-2026, applicable depuis le 01-04-2026 — consulté le 04-09-2026.
- Fermeture à 1 h en semaine, 3 h les vendredis et samedis. Le régime n'est pas zonal mais communal. Les débits de boissons — alcoolisées ou non — ferment à 1 h au plus tard du lundi au vendredi ainsi que la nuit du dimanche au lundi, et à 3 h les nuits du vendredi au samedi et du samedi au dimanche. Aucune limitation les nuits précédant Noël et le Nouvel An ; 3 h les nuits précédant le lundi de Pâques, le 1er mai, l'Ascension, le lundi de Pentecôte, le 21 juillet, le 15 août, le 1er et le 11 novembre. Trois obligations accompagnent ces heures : les horaires doivent être lisiblement affichés sur la porte d'entrée, toute la clientèle doit avoir quitté l'établissement à l'heure de fermeture, et une période de fermeture continue de cinq heures doit être respectée. Source : Commune de Schaerbeek — règlement de police sur les heures de fermeture des débits de boissons du 28-01-2015, version consolidée annexée à la délibération du 30-05-2018 — consulté le 04-09-2026.
- Dérogation permanente aux heures — 2 645,76 € par an, terrasse exclue. Rester ouvert au-delà des heures réglementaires suppose une dérogation du Collège, taxée 2 645,76 € par commerce et par an (taux au 01-01-2023, indexé), calculée prorata temporis si elle est obtenue en cours d'année, tout mois entamé comptant pour un mois entier. Le propriétaire et le locataire principal de l'immeuble en sont solidairement redevables. Quatre conditions cumulatives sont exigées, dont un système de gardiennage agréé à partir de minuit si l'on y danse et un afficheur-enregistreur de niveaux sonores. Et une limite décisive pour un exploitant qui compte dessus : la dérogation ne concerne que l'établissement lui-même, jamais ses prolongements sur l'espace public — la terrasse reste soumise à minuit, 1 h les vendredis et samedis. Source : Commune de Schaerbeek — taxe sur les débits de boissons autorisés à rester ouverts au-delà des heures fixées par le règlement de police, exercices 2023-2027, conseil communal du 29-03-2023 — consulté le 04-09-2026.
- Les enseignes ne sont pas taxées à Schaerbeek. Le règlement-taxe sur les dispositifs publicitaires exonère expressément « les dispositifs publicitaires installés en un lieu donné qui font connaître l'activité, le commerce ou l'industrie qui s'y exploite ». Une enseigne de restaurant ou de café n'entre donc pas dans le champ. Seuls les vrais supports publicitaires sont taxés — 144,59 €/m² non lumineux, 260,57 €/m² lumineux, 781,70 €/m² à défilement, 1 042,26 €/m² pour un support numérique — et le propriétaire du mur ou du terrain en est codébiteur. Bruxelles-Ville, elle, taxe bien les enseignes : c'est le type de règle qu'il ne faut jamais transposer d'une commune à l'autre. Source : Commune de Schaerbeek — taxe sur les dispositifs publicitaires, article 5, 1°, exercices 2025-2029, conseil communal du 20-11-2024 — consulté le 04-09-2026.
- Taxe sur les surfaces commerciales — due par le propriétaire, pas par vous. 8,75 €/m²/an de surface brute de plancher hors sol (taux au 01-01-2025, indexé), avec exonération des 400 premiers m² et une taxe due par le titulaire du droit réel — propriétaire, possesseur, emphytéote, superficiaire ou usufruitier — et non par l'exploitant. Deux conséquences pratiques : la très grande majorité des cafés et restaurants schaerbeekois sont hors champ par l'effet de l'exonération, et lorsque la taxe est due, elle relève du bailleur sauf clause de bail contraire. C'est une clause à lire avant de signer. Source : Commune de Schaerbeek — taxe sur les surfaces commerciales, exercices 2025-2029, conseil communal du 20-11-2024 — consulté le 04-09-2026.
- Terrasse : chauffage interdit, sonorisation interdite, service arrêté à minuit. Le règlement de police sur l'occupation de l'espace public à des fins commerciales interdit tous les appareils destinés à chauffer la terrasse, en le motivant par le Plan climat communal, et interdit également toute sonorisation. Le service en terrasse et l'utilisation du mobilier cessent à minuit, 1 h les vendredis, samedis et veilles de jours fériés. Le passage piéton libre est de 1,50 m, porté à 2 m en présence d'une contre-terrasse, la largeur cumulée ne pouvant excéder la moitié du trottoir utile. Les revêtements de sol sur trottoir sont proscrits ; un plancher n'est admis qu'en cas de forte pente ou sur stationnement, en bois, démontable en moins d'une heure et sous permis d'urbanisme. Un seul chevalet par établissement, 1,20 m de haut au maximum, publicité limitée à 10 % de sa surface et photos de plats interdites. Autorisation valable cinq ans, précaire et révocable, qui ne produit ses effets qu'une fois affichée en vitrine ; sanctions jusqu'à 350 € et enlèvement d'office du mobilier non autorisé. Source : Commune de Schaerbeek — règlement de police sur l'occupation de l'espace public à des fins commerciales, conseil communal du 23-02-2022 — consulté le 04-09-2026.
- Magasins de nuit : aucune taxe communale, mais des rues interdites. Contrairement à Bruxelles-Ville, Schaerbeek ne taxe pas spécifiquement les magasins de nuit ; l'encadrement passe par un règlement de police et par la redevance de dossier de 360 €. Ce règlement limite l'accès des consommateurs à la plage 18 h - 1 h, interdit la vente d'alcool au-delà de 23 h, impose une fermeture hebdomadaire continue de 24 heures et interdit toute diffusion de musique. Surtout, il nomme les artères où aucune autorisation n'est délivrée : place Colignon, avenues Louis Bertrand, Huart Hamoir, Eugène Demolder et des Azalées, square François Riga, places des Bienfaiteurs et Princesse Elisabeth, ainsi que les quartiers Terdelt et des Fleurs. Cette liste est un indicateur utile bien au-delà des night shops : ce sont les axes que la commune protège commercialement. Source : Commune de Schaerbeek — règlement de police organisant les autorisations et conditions d'exploitation des magasins de nuit, des bureaux privés de télécommunication et des librairies-presse, conseil communal du 16-10-2024 — consulté le 04-09-2026.
Les règlements-taxes et redevances sont votés par exercice et peuvent être remplacés. Vérifiez la date de consultation avant de vous appuyer sur un montant : nous la publions pour que vous puissiez le faire.
La terrasse : trois régimes, et un store qui change tout
C'est le calcul le plus utile à poser sur le papier. Une terrasse ordinaire est taxée sur la base de 21,23 €/m² par an. La même terrasse dont le plancher reste en place l'hiver passe à 58,98 €. Et si elle est simplement séparée de la voie publique et abritée des intempéries — un store latéral suffit — elle devient une terrasse fermée et relève de 73,13 €/m². Plus de trois fois le tarif de départ, pour un aménagement que beaucoup d'exploitants installent sans imaginer qu'il change la qualification fiscale de leur terrasse.
À l'inverse, le règlement offre un levier parfaitement légitime : la cotisation minimale de 187,55 € est réduite de moitié si la terrasse est intégralement démontée du 1er novembre au 31 mars. Pour un petit établissement dont l'extérieur ne sert pas en hiver, la question mérite d'être posée chaque automne, en même temps que celle du plancher.
Une précision sur ces montants : ce sont des taux de base au 01-01-2024, indexés chaque année. Contrairement à Saint-Gilles, qui publie sa grille jusqu'en 2030, le règlement schaerbeekois ne publie aucun tableau d'indexation — le montant applicable en 2026 n'est écrit nulle part. Nous ne le reconstituons pas : nous le vérifions sur votre avertissement-extrait de rôle, qui fait foi.
L'enchaînement des autorisations, et l'arriéré qui le bloque
C'est la particularité schaerbeekoise à comprendre avant toute autre. Le permis d'exploitation ne vit pas seul : l'autorisation de terrasse, la dérogation aux heures de fermeture, l'avis pour les boissons fermentées et la patente spiritueux en dépendent. Le règlement l'écrit noir sur blanc : aucune autorisation de terrasse n'est accordée à un établissement qui ne possède pas d'autorisation d'exploitation.
Et l'autorisation d'exploitation, elle, est conditionnée à l'apurement de tout arriéré fiscal ou non fiscal envers la commune. Autrement dit : une taxe de terrasse impayée peut vous coûter votre terrasse l'année suivante. Le suivi des avertissements-extraits de rôle communaux cesse ici d'être une question de trésorerie pour devenir une condition d'exploitation — c'est précisément le genre d'échéance que nous mettons sous surveillance dans le suivi mensuel, au même titre qu'une échéance TVA.
Le service tardif : ce que la dérogation achète, et ce qu'elle n'achète pas
Les heures de fermeture sont généreuses par rapport à d'autres communes bruxelloises : 1 h en semaine et le dimanche, 3 h les vendredis et samedis, et aucune limite les nuits de Noël et du Nouvel An. Un établissement qui vit du service tardif dispose donc déjà d'une amplitude réelle sans rien demander.
Aller au-delà suppose une dérogation permanente, facturée 2 645,76 € par an et par commerce. Avant de la budgéter, un point doit être clair : elle ne couvre que l'intérieur de l'établissement. Les prolongements sur l'espace public en sont expressément exclus — la terrasse reste soumise à minuit, 1 h le week-end. Pour un café dont le chiffre d'affaires tardif se fait dehors, la dérogation ne change donc rien, et 2 645,76 € auront été dépensés pour une salle intérieure.
Le calcul se fait en une demi-heure : quelle part du service après minuit se réalise à l'intérieur, à quelle marge, sur combien de nuits par an. C'est un arbitrage chiffré, pas une question de confort — et il se pose au même endroit que celui du coût d'une heure de renfort, que notre calculateur de coût flexi-job permet de poser.
Ce qui, ici, ne coûte rien
Une page communale honnête doit aussi dire où la commune est clémente, parce que c'est là qu'on économise sans rien négocier.
- Votre enseigne n'est pas taxée. Le règlement sur les dispositifs publicitaires exonère expressément ce qui fait connaître l'activité exercée sur place. À Bruxelles-Ville, la même enseigne serait taxée : ne transposez jamais.
- La taxe sur les surfaces commerciales ne vous vise probablement pas. Les 400 premiers m² sont exonérés, et au-delà elle est due par le titulaire du droit réel — le propriétaire — et non par l'exploitant. Reste à vérifier que votre bail ne vous la refacture pas.
- Aucune taxe spécifique aux magasins de nuit n'apparaît dans les règlements publiés, là où Bruxelles-Ville en perçoit une lourde.
Les aides bruxelloises pour un projet schaerbeekois
Un point d'actualité qui pèse ici plus qu'ailleurs, compte tenu du nombre de reprises : la Région a réorienté ses primes le 12-08-2026 et la prime Consultance Cession-Reprise a été suspendue. Les primes à l'investissement, la prime Digitalisation, la prime Lancement d'entreprise et l'indemnisation des commerces impactés par un chantier restent ouvertes ; les demandes introduites avant le 12-08-2026 sont instruites selon les anciennes règles. La commune, de son côté, a tenu ses États Généraux du Commerce le 23-04-2026 et annoncé la création d'un Conseil consultatif du commerce.
Sources : Bruxelles Économie et Emploi, réorientation des primes du 12-08-2026, et commune de Schaerbeek, actualité du 01-06-2026 — consultées le 04-09-2026. L'éligibilité d'un établissement horeca se vérifie dispositif par dispositif, au moment du dossier.
Comment nous travaillons avec un exploitant schaerbeekois
Tenue et situation mensuelle à distance ; déplacement pour le plan financier, le bilan et le contrôle. Ce que nous vérifions systématiquement ici, et nulle part ailleurs de la même façon : la validité et l'échéance de votre autorisation d'exploitation — elle vaut cinq ans et se renouvelle au plus tard trois mois avant son terme —, l'absence d'arriéré communal susceptible de la bloquer, et la qualification exacte de votre terrasse au regard des trois tarifs. Décrivez votre établissement dans le formulaire, nous revenons vers vous sous 48 h ouvrées.
Ailleurs à Bruxelles
- Saint-Gilles — même interdiction de chauffage, mais un forfait par emplacement de stationnement et une taxe due même sans exploitation.
- Bruxelles-Ville — chaufferettes électriques admises, et enseignes taxées.
- Ixelles — terrasses classées rue par rue.
- Le chapeau Bruxelles
Votre type d'établissement
Questions fréquentes
Oui, depuis le 01-10-2025. Un règlement de police voté le 25-06-2025 interdit d'exploiter un établissement horeca sans autorisation écrite préalable du Collège. Elle vaut cinq ans, elle est incessible, et elle se redemande à chaque reprise de fonds, changement d'exploitant ou d'associé actif, et changement de catégorie. Les établissements déjà en règle au 01-10-2025 en ont reçu une d'office ; tous les autres devaient régulariser au plus tard le 01-10-2026, sous peine d'une amende pouvant aller jusqu'à 500 €, de la suspension de l'autorisation ou de la fermeture administrative.
Oui, et c'est la disposition la moins connue du règlement : l'apurement de tout arriéré de dettes fiscales et non fiscales envers la commune conditionne l'obtention de toute autorisation. Une taxe de terrasse impayée peut donc bloquer le renouvellement de votre permis d'exploitation, et avec lui l'autorisation de terrasse et la dérogation aux heures de fermeture, qui tombent en même temps. La conséquence pratique : à Schaerbeek, le suivi des avertissements-extraits de rôle communaux n'est pas une question de trésorerie, c'est une condition d'exploitation.
Beaucoup, oui. Une terrasse ordinaire est taxée sur la base de 21,23 €/m² par an (taux de base 2024, indexé chaque année), une terrasse dont le plancher n'est pas démonté en hiver sur la base de 58,98 €/m², et une terrasse fermée sur celle de 73,13 €/m² — soit plus de trois fois le tarif ordinaire. Est réputée fermée toute surface séparée de la voie publique et abritée des intempéries par des dispositifs fixes ou mobiles : un simple store latéral suffit à faire basculer le calcul. À l'inverse, démonter complètement la terrasse du 1er novembre au 31 mars réduit de moitié la cotisation minimale de 187,55 €.
Non. Le règlement-taxe sur les dispositifs publicitaires exonère expressément les dispositifs qui font connaître l'activité exercée sur place — donc les enseignes. Seuls les véritables supports publicitaires sont taxés, et le codébiteur en est le propriétaire du mur ou du terrain. C'est une différence structurante avec Bruxelles-Ville, qui taxe bien les enseignes : c'est exactement le genre de règle qu'il ne faut jamais transposer d'une commune bruxelloise à l'autre.