horecacompta.be

Flexi-jobs dans l'horeca : conditions, coût réel et zones de risque

Le flexi-job permet d'occuper une personne qui travaillait, trois trimestres plus tôt, au moins 80 % d'un temps plein chez un autre employeur, ou une personne pensionnée, à des conditions sociales allégées. Pour un exploitant horeca, c'est l'outil qui rend un service du samedi soir soutenable. Deux points décident de son intérêt réel : le coût complet d'une heure, cotisation patronale comprise, et la vérification trimestrielle de la condition d'occupation antérieure — c'est elle qui expose à une régularisation.

Parler de mon établissement Je veux changer de comptable

Qui peut être engagé

Un restaurant peut engager en flexi-job deux profils : une personne qui, au trimestre T-3, a travaillé au moins 80 % (4/5) d'un temps plein chez un ou plusieurs autres employeurs, ou certains pensionnés. Cette condition se vérifie pour chaque trimestre d'occupation, pas une seule fois à l'embauche.

Pour une personne qui travaille, c'est son occupation trois trimestres plus tôt qui compte, pas sa situation actuelle.

Le travailleur ne peut pas non plus prester chez l'employeur qui l'occupe déjà ou l'a occupé au trimestre en cours (T). vérifié le

C'est là que se situe le risque : la période à contrôler change à chaque trimestre.

Le coût réel d'une heure

Le coût d'une heure de flexi-job pour un employeur horeca se compose de trois éléments : le flexi-salaire horaire convenu, le pécule de vacances qui s'y ajoute, puis la cotisation patronale spéciale de 28 %, calculée sur le salaire complet, pécule compris. vérifié le Ce taux est celui des instructions de l'ONSS, mises à jour chaque trimestre.

Le flexi-salaire horaire a un minimum et, dans l'horeca, un maximum, fixés réglementairement et révisés. vérifié le Les revenus de flexi-job sont aussi soumis à un plafond fiscal annuel par travailleur. vérifié le

Notre calculateur du coût employeur d'une heure de flexi-job pose les trois termes dans le bon ordre et compare, si vous le souhaitez, avec une heure de salarié classique. Il ne pré-remplit aucun taux, et la page explique pourquoi. Notre article ce que coûte vraiment une heure de flexi-job explique pourquoi l'ordre compte et chiffre ce que la réduction supprimée représentait.

La réduction de cotisations patronales « groupe-cible horeca », limitée à cinq travailleurs fixes à temps plein, a été supprimée le 01-07-2026, sans aucune mesure transitoire. vérifié le Depuis, elle n'allège plus ni le coût d'un poste fixe, ni l'arbitrage entre un salarié fixe et un flexi-job dans un établissement horeca belge.

En Wallonie, l'arbitrage pour un poste fixe peut en revanche intégrer un plan formation-insertion (PFI) — à condition de le monter avant l'embauche.

Les trois erreurs les plus fréquentes

Le flexi-job et le contrat d'extra sont deux régimes distincts pour un établissement horeca, chacun avec sa propre déclaration. Les trois erreurs les plus fréquentes : ne pas revérifier l'éligibilité au flexi-job chaque trimestre, traiter un flexi-job comme un extra ordinaire, et oublier la Dimona avant le début de la prestation, une omission qui coûte plus cher que l'heure travaillée.

  1. Ne pas revérifier l'éligibilité chaque trimestre. La condition n'est pas acquise une fois pour toutes.
  2. Traiter le flexi-job comme un extra. Ce sont deux régimes distincts, avec des déclarations distinctes.
  3. Oublier la Dimona avant le début de la prestation. Une déclaration tardive coûte plus cher que l'heure travaillée.

Ce que ça change pour votre établissement

  • Vous connaissez le coût complet d'un service supplémentaire avant de l'ouvrir, pas après.
  • Vous savez quoi revérifier chaque trimestre : le risque est connu avant d'être subi.
  • L'arbitrage salarié / étudiant / flexi se fait sur des chiffres, pas sur une habitude.

Voir aussi

Questions fréquentes